Ca y est !!
Après trois semaines d’attente, mon dernier achat est arrivé.

“Princess Diana & Angel” de Blek le rat (2006) (édition de 100, tirée peu après son expo solo à Londres)
Comme vous le savez peut-être, j’avais offert pour l’anniversaire de Peperuka deux affiches de Gilbert et Georges. Puis, intrigué par le milieu du marché de l’art, je me suis inscris sur un forum spécialisé fréquenté par des artistes, des propriétaires de galeries d’art ainsi que des passionés d’art pour découvrir ce milieu, avoir une idée de ce qui se vend et ne se vend pas, de ce qui est populaire mais aussi en connaître un peu plus sur les prix du marché. Et plouf, j’ai plongé dedans et cela fait maintenant quelques mois que je suis ce qu’il se passe dans ce petit monde de l’art urbain…
Première constatation, les gens sur ce forum font parti d’un petit cercle fermé où l’on swappe des oeuvres (je t’échange mon oeuvre de 1 500 euros contre la tienne à la même valeur) et où l’on vend parfois des oeuvres à prix coûtant ou prix d’amis avant de les mettre en vente sur eBay. J’ai pendant un bon mois suivi les discussions et fais mon petit portfolio d’affiches et d’artistes dont je pourrais acheter une oeuvre… et à chaque fois je retombais sur le nom de Blek le rat.
Deuxième constatation, il vaut mieux économiser et s’acheter un original qu’acheter une sérigraphie. C’est-à-dire qu’il est préférable de mettre de l’argent de côté (entre 1 000 et 3 000 euros) et s’acheter un original (et il y a plein d’original de qualité d’artiste connu pour ce prix et parfois même inférieur) que de dépenser entre 100 et 500 euros pour une sérigraphie aussi petite soit-elle en édition.
Bon, c’est clair, il faut avoir le fric 
Troisième constatation, beaucoup sont sceptiques sur la valeur et la perennité des oeuvres contemporaines d’artistes urbains ou pochoiristes… Certains disent que cela ne sert à rien d’acheter aux fins d’investir (sauf si achetez un original très très cher bien sûr) car les oeuvres contemporaines ne valent pas grand chose (et surtout les sérigraphies en large édition); d’autres disent que dans tous les cas, il vaut mieux acheter ce que tu aimes (ou ce que le client aimerait) et ce qu’y irait bien sur un mur car dans ce cas, l’oeuvre se revendra toujours; et enfin d’autres disent qu’il vaut mieux acheter un original d’un jeune artiste peu connu (genre Eine, Fake, Dolk, Eelus, SickBoy, etc.) à une petite somme (entre 600 et 1 200 euros) car cela rapportera plus à la revente qu’une grande oeuvre…
Bref, le monde de l’art est un drôle de monde…
Blek le rat ??
- Il a été un pionnier dans le monde du graffiti. En effet, après avoir vu le succès graffitis américains, il a voulu innover et à commencer à utiliser des pochoirs; il est un des premiers, pour ne pas dire le premier, à avoir introduit le principe du graffiti-pochoir en Europe, participant ainsi activement pendant les années 80 à la période des “années graffiti”; cette oeuvre ci-dessus (”Diana and Angel“) est pour moi vraiment représentatif de la période fin 80-90.
- Comme il a passé la plupart de son temps à travailler dans l’ombre (d’ailleurs, il a eu beaucoup de problèmes avec la justice française et dorénavant ne spraye plus à la bombe directement mais utilise des collages papier), il a très réalisé peu d’oeuvres et ce malgré sa longue carrière, ce qui est un plus; et d’ailleurs, beaucoup pensent que ces oeuvres sont actuellement sous-estimées…
- Blek est devenu une référence pour beaucoup d’artistes contemporains de rue; surtout, depuis que Banksy a déclaré: “à chaque fois que je peins quelquechose d’original, je me rend compte après que Blek le rat l’avait déjà fait. Mais 20 ans plus tôt“. Et oui, Blek a déjà un certain âge…
- Le Time magazine l’a classé dernièrement parmi les 10 plus grands artistes “guerrilla” à côté de Basquiat, Banksy avec la note “Important, innovateur et cool, mais certainement pas le meilleur” et “Comme le parrain du pochoir, Prou — connu sous le bom de Blek le Rat – a lançé une nouvelle mouvence dans l’art urbain alors principalement caractérisé par des graffiti-tags et des slogans politiques. Au début des années 80, l’architecte français a littéralement innondé les rues de Paris avec ses portraits taille réelle d’homme d’affaires, de soldats et d’autoportraits, ainsi qu’une centaine d’images de rats – son surnom et également un anagramme du mot art…“
Voilà, voilà, je ne vais pas vous marteler la tête mais si vous voulez en savoir plus, vous pouvez toujours:
- Allez voir son site en français !
- Lire quelques interviews (en anglais) là, là et là… (en anglais, je ferai peut-être prochainement une traduction des interviews si les auteurs acceptent bien sûr)
- Lire cet article et celui-ci (en français), on y parle notamment des ventes d’oeuvres d’artistes français comme Jef Aérosol, Blek le Rat, Miss Tic, Speedy Graphito.
Si vous souhaitez acheter un oeuvre, vous pouvez visiter quelques galeries, mais aussi allez sur eBay (UK de préférence car le marché de l’art en France est pauvre) et Artnert Auctions
Et puis…. Rien d’autre, à part que j’essaierai de publier quelques articles sur des artistes connus dans le milieu, bref, de quoi polluer le blog de Peperuka !!
Voilà






























je connaissais le principe du pochoir qu’on déroule en vitesse sur un mur pour faire un pochoir , ( il y en a eu beaucoup à toulouse avant l’arrivée des tags) mais je n’en connaissai pas l’auteur originel .